Les ancêtres de la semaine 1/12

 

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    • Nicolas Henrique, né le 2 décembre 1848, il décède le 8 février 1859, à l’âge de 10 ans. C’est un cousin germain de Jean Baptiste Perez.
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    • Victor Joseph Chauchard, né le 26 février 1798 à Besançon, il y décède le 3 décembre 1800, à l’âge de 2 ans. Il est le fils de Thérèse Victoire Chauchard.
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    • Pierre Pambrun est décédé le 7 décembre 1800 à Bayonne, à l’âge de 15 ans.
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    • Pierre Pambrun est décédé le 8 décembre 1800 à Bayonne, à l’âge de 4 ans. Ce sont deux frères de Gracieuse Pambrun. Quelle maladie foudroie ainsi ces deux frères dans l’hiver 1800 ?

 

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Challenge AZ 2018

x-césarine

Nous nous sommes promenés dans ma généalogie de manière aléatoire. Je porte ce sujet sur les femmes de ma famille depuis plus d’un an et évidemment comme tout le monde, je me suis bousculée au dernier moment, me laissant un goût d’inachevé. Il reste tant à faire ! J’ai changé au dernier moment, Marie Hélène plutôt qu’Henriette, Marie Louise plus que Lucie.

Il reste tant de femmes à découvrir.

Ma généalogie a avancé, de façon un peu anarchique, par sauts curieux. Je suis vraiment heureuse d’avoir interrogé ses femmes, imaginé leur monde, leur entourage, leurs lieux de vie, les raisons d’un mariage, la souffrance d’un veuvage, les enfants mais aussi toutes leurs autres occupations. Que de questions autour de leurs relation, mère et fille, grand-mère et petite fille, belle-mère et bru, sœurs ou cousines.

Les illustrations glanées dans Gallica m’ont bien amusées, les revues de mode du XIXe siècle sont délicieusement mièvres et ne donne pas nécessairement l’idée du caractère de femmes pas toujours aussi tendres, douces et maternelles comme la société voulait les formater.

J’ai apprécié écrire ce challenge en m’inspirant de la forme un jour un ancêtre. J’aime ce format qui rapproche de chaque personne. Et si je me lançais ce défi 1 jour 1 ancêtre pour 2019, sur ce blog pour ne pas noyer ma TL sur Twitter ?

ChallengeAZ : AliceMarie BernardCécileDelphineElisaFrançoiseGracieuseHélèneIsabelleJeanneKarinLouiseMadeleineNathalieOlympeProspérineQuintiaRoseSuzanneThérèseUrsuleVictoireWilhelmineXavièreYvonneZénobie.

Zénobie

zénobieEt pourquoi pas Zénobie ? Cette tragédie de Crébillon date de 1711? Bérénice de Racine date de 1670.

Pour finir nous voilà en Franche-Comté.

Je suis mère de famille et bibliothécaire. Je n’ai pas une chambre (un lieu) à moi et si j’essaye d’écrire, je suis sans cesse interrompue. Enfant, j’ai découvert la généalogie devant des miniatures de mes ancêtres, me faisant raconter leurs histoires et les liens de parenté. J’ai commencé un cahier puis des fiches. On me proposa de réaliser un arbre, un travail de calligraphie soigné. Ce travail me désespérait. Je le rendais plein de ratures. Quelle difficulté de faire tenir tout le monde dans cette feuille ! J’avais besoin d’exhaustivité dans les renseignements, d’où les fiches et le cahier. Cet arbre, c’est aussi un piège, puisque les frères et sœurs n’apparaissent pas. Ma grand-mère paternelle me confia l’arbre d’un cousin, j’étais admirative devant les heures de travail de recherches généalogiques. Depuis 10 ans, il est enfin possible de travailler sa généalogie de chez soi, facilité et piège chronophage. Il reste paradoxalement très facile de procrastiner…

Enfant, je me suis sentie varoise, corse et béarnaise et me suis découverte plus tard ardennaise et comtoise. JB Perez, André Perez, Gabriel Baume et mon père ont écrit leurs mémoires. Je voulais prendre aussi la parole et la rendre aux femmes de ma famille. J’ai aimé les imaginer grandir, enfants puis jeune adulte, épouse et mère, parfois veuve de longues années. La généalogie est une aventure dans le temps mais aussi dans l’espace,  entraînant dans des villes ou des villages souvent visité ou dans des régions qui me sont encore inconnues.

Zénobie

Yvonne

yvonnneEt enfin retour à Toulon.

Pourquoi Yvonne a t’elle fait taire son sens artistique ? Elle photographiait et écrivait des poèmes. Je ne crois pas qu’il reste un seul poème d’elle. Elle a tout arrêté après son mariage et a laissé son fils unique prendre le relais pour la photographie. Qui donc était cette femme que j’accompagnais en promenade sur le chemin des lauriers et qui me donnait des gaufres au chocolat. Elle mangeait ses épinards au sucre et la chantilly de nos liégeois. Mon arrière grand-mère m’a donné son ancienne montre et je me suis souvent demandé quelle valeur sentimentale avait ce bijou qu’elle m’avait transmis.

A partir de 1901, la famille d’Yvonne habite dans l’immeuble qu’Élisa occupait. Fille aînée d’un officier de marine, Yvonne a deux sœurs et deux frères, officiers de marine. A se demander par quel accident Yvonne a épousé en 1913, Édouard un médecin, qui fils de musicien aurait dû lui aussi avoir d’autres ambitions.

Les jeunes époux sont bien vite séparés par la guerre, le médecin est envoyé pour soigner les blessés. Je m’interroge sur sa condition de médecin de guerre, que d’horreurs a t’il vu !

Le jeune couple a un fils unique, né en pleine guerre, qui devient lui aussi officier de marine ! Yvonne a t’elle subit le sort des femmes qui donnant la vie pendant la guerre, manquant de soin et d’hygiène, a perdu toute chance d’avoir d’autres enfants ?

Après guerre, la jeune mère est une sorte de secrétaire médicale pour son mari, ouvre-porte et standard téléphonique puisque le téléphone est entré dans les années 30, dans l’appartement familial qui servait de cabinet médical. Édouard connaît tous ses petits-enfants, il décède au milieu des années soixante. Yvonne reste veuve vingt-deux ans et est entourée de nombreux arrières petits enfants. Elle décède en plein hivers, pratiquement centenaire. Parmi toutes les femmes dont je vous ai raconté l’histoire, elle est la seule que j’ai rencontré, et peut-être pour cela, celle qui m’est toujours apparu la plus mystérieuse.

Élégances féminines

Xavière

x-césarinechapeaux

La gazette des femmes

Pas de Xavière dans la famille, ni comme prénom ni religieuse, je vous présenterai donc Césarine. Et avec, elle nous découvrons la Normandie.

Césarine est la mère de Madeleine. Fille et sœur d’horloger, elle était modiste (c’est à dire selon la définition créatrice de chapeau) et épouse de gendarme.

Césarine a eu trois enfants, très espacés et elle a perdu son cadet en bas âge. Jean son dernier-né meurt en 1915. J’aime beaucoup la voir dans son jardin, près d’Alençon, assise fièrement, à sa table joliment nappée. Elle reçoit ce jour-là, Madeleine et PG, son fiancé ou déjà mari. Il prend la photo. Comme ces heures sont gaies et calmes, avant les heures tragiques de la guerre.

J’ai une autre photo d’elle, douze ans après. Elle est assise avec son mari Antoine et entourée de ses deux petits-enfants. Derrière se tiennent Madeleine et les trois nièces de Césarine. La fille et la mère ont des cheveux blancs et de grands yeux tristes. Pourtant la vie continue sans Jean, pour les cousines et pour les petits enfants. Nous avons beaucoup évoqué les soldats au cours du Centenaire, souvenons-nous aussi de leur mère, de leurs sœurs, de leurs fiancées ou épouses.

Pour finir sur une note moins tragique et plus superficielle et en l’honneur de notre modiste Césarine et puis aussi parce que j’ai craqué sur la Gazette des femmes en 1887, je vous présente plusieurs modèles, de ville, de printemps, de soirée. Ce journal délivrait, comme beaucoup d’autres, une estampe en couleur dans chaque numéro. Elles étaient collectionnées par les jeunes femmes qui ne pouvaient pas acheter les modèles parisiens mais se faisaient réaliser ou cousaient elles-mêmes des modèles inspirés par ces revues.

Le titre exact de cette La Gazette des femmes : revue du progrès des femmes dans les beaux-arts et la littérature, l’enseignement et la charité, la musique et le théâtre / rédacteur en chef Jean Alesson ou plutôt Anatole Alès (1840-1903). Il donne dans ses articles des conseils semblables à ceux de la baronne Staffe (1843-1911), sa contemporaine. En 1874, Jean Alesson publiait «  Le Bas bleu : moniteur mensuel des productions artistiques et littéraires des femmes » sans illustrations, ce titre devint les Gauloises puis La Gazette des femmes. Cet homme philogyne (amateur de femmes) n’était pas vraiment féministe. Le journal du 25 novembre, par exemple, évoque les robes de chambres puis le laisser-aller des dames dans leur intérieur, « une chose malheureuse contre laquelle nous devons réagir ». Il est l’auteur d’un texte au titre provocateur : Le Monde est aux femmes, Paris : G. Melet, 1889.

 

Wilhelmine

W-Amélie

Le journal des coiffeurs

Pas de Wilhelmine ni Guillemette, nous suivrons donc Amélie Chauchard, de l’Auvergne au Var.

Amélie est née à Aurillac en 1832, au gré des mutations de son père. Elle est la fille de Gustave et Mathilde, cousins germains qui se sont mariés en grande pompe à Grenoble en 1826. Se souvient-elle de ses origines bisontines et belifortaines ? A t’elle parfois l’occasion de se rendre en famille en Franche-Comté ou en Alsace (Belfort intègre la Franche-Comté après 1870) ? Que de kilomètres parcourus pour ces familles de militaires ! En 1860, Amélie se marie à Toulon avec un militaire breton. Ils se marient tardivement, en effet, il a trente neuf ans et elle en a déjà vingt-huit ans. Je m’étais déjà interrogée avec Elisa sur les célibats relativement long des jeunes filles et leurs occupations en attendant un mariage. Amélie et Jean-Marie ont trois enfants dont deux deviennent adultes.

La grand-mère de la mariée, Marie-Hélène décède à Paris en 1870. Son neveu et gendre, Gustave décède à Toulon en janvier 1886 et Mathilde son épouse l’année suivante, dans la même ville. Ce couple a été domicilié rue royale en 1861. Amélie était alors déjà mariée. Amélie Chauchard habite en 1911, chez sa fille Marguerite Arden, 23 boulevard de Strasbourg à Toulon. Elle vit jusqu’en 1919 et connaît donc son arrière petit fils, mon grand-père, le fils de Yvonne.

Amélie a t’elle permit la rencontre d’Yvonne et d’Edouard et leur mariage en 1913 ? Se souvenait-elle que les Chauchard et les Baume étaient voisin en 1861 ? On l’appelait petite grand mère et je me souviens vers l’âge de 10 ans d’avoir enfilé, en montant sur une table en guise de crinoline, une robe noire de cette nièce du général Chauchard.

Victoire

Victoire

Les glaneuses de Millet, sur Gallica.

Retour à Bayonne et retour chez les Pambrun. Catherine Victoire (1811-1877) est une nièce de Françoise et Gracieuse. Elle fait partie de 4 générations de Catherine, sa grand mère, sa mère, elle et sa fille Catherine Prospérine.

La maman de Victoire a trois enfants et décède quatre mois après la naissance de son troisième enfant. Son père Joseph Pambrun est cultivateur, il se remarie en 1816. Victoire est donc élevée par sa belle mère Marie Dibos, qui a elle même deux enfants avec Joseph.

Victoire se marie le 30 janvier 1836 à Tarnos, avec Joseph Bernettes (1806-1866) lui aussi cultivateur. Il décède en 1866, elle reste donc veuve pendant 11 ans. Victoire et Joseph sont les parents de six enfants dont Prospérine.

Les deux familles Lousse et Pambrun sont très liées, une fille de Gracieuse, Catherine Augustine Lousse (1820-1890) épouse en 1844, Jacques Pambrun, le demi-frère de Victoire.

Quelques jours après le mouvement « Nous toutes », je m’interroge, pourrai-je trouver des traces sur ces femmes dans les archives judiciaires ? Certaines d’entre elles ont-elle été agressées ? Certaines ont-elles été agressives ? Les archives notariées, actes de propriétés, ventes aux enchères, lors de la liquidation d’une succession, donnent aussi des éléments de compréhension sur les biens des familles et leur transmission.

D’elles à moi :

-Victoire – Prospérine – Lucie – Françoise – Papa – moi

-Gracieuse – Joseph – Marie Louise – Alfred – Françoise – Papa – moi

Pour découvrir, une autre Victoire dans la famille.