Histoire et humanités numériques

HistorienumériQ nous interroge sur nos pratiques d’historien et des humanités numériques. Ce blog, fruit d’une belle rencontre sur twitter, est un exemple de recherches grâce aux humanités numériques.

Ma vie en ligne débute en 2006 sur généanet pour partager un arbre généalogique et rapidement, je me rends compte que c’est pratique de se logger pour accéder à un arbre pour une recherche historique dans le cadre professionnel. Wikipédia m’intéresse aussi alors pour valoriser le patrimoine de la ville pour laquelle je travaille. Professionnelle en bibliothèque depuis 2008, je découvre les liens hypertextes et le travail de la bibliothécaire-documentaliste Suzanne Briet qui créa la salle des bibliographies à la BNF et dirigea l’Institut national des techniques de la documentation. Utilisant Facebook et un blog dans la sphère privée, je découvre la concurrence entre « Presse citron » contre « Poppy rose et la vie en rose » (canalblog), au classement des blogs wikio et cela m’interroge sur la présence des femmes sur internet. A ce moment-là, j’ai toujours des réserves pour venir dans la sphère publique, comme professionnelle.

Professionnellement, je découvre le journal Champagne Kamerad  numérisé par l’Université Heidelberg et mis en ligne. Cette collection me fascine, elle raconte la 1er GM dans les Ardennes, méconnue en France. Juin 2010, après la photographie de Rimbaud chasseur, voilà Rimbaud à Aden, photographié à l’Hôtel de l’Univers, photo découverte et vendue par les libraires associés. Le nombre d’articles de journaux, de blogs sur le sujet est impressionnant et j’en établis une liste. JJ Lefrère a expertisé cette photographie. Ses détracteurs trouvent au jeune homme « une gueule de con » ! L’enquête se prolonge sur plusieurs années pour connaître les personnages sur la photo, les enquêteurs se répondent par joutes interposées sur leurs blogs respectifs. En septembre, c’est l’exposition Rimbaudmania de Claude Jeancolas et son site internet, catalogue en ligne très riche mais malheureusement provisoire.

Et puis, la SHAS prépare un colloque à l’occasion du 400e anniversaire de Turenne en 2011. La possibilité de participer à une manifestation d’envergure nationale. Mais ma situation familiale en charge de jeunes enfants me rend la préparation d’un sujet compliqué. Je propose à tout hasard un sujet, sur les représentations du grand homme, qui est accepté. J’avais été fasciné par le CD-rom A nos grands hommes du musée d’Orsay. La Médiathèque conserve une belle collection de quatre vingt quinze estampes de Turenne. Sa fermeture provisoire, la difficulté d’accès aux collections même pour les employés et un congé maternité ne me permettent pas de travailler sur ces collections. Je décide de participer et d’écrire ma communication en utilisant les ressources de Gallica. J’ai alors bien honte de ce procédé qui ne me parait pas scientifique. Pratique si éloignée du goût de l’archive d’Arlette Farge, je souffre de ne pas pouvoir accéder aux documents, je ne sais pas que je suis à la pointe de la recherche ! La SHAS conserve aussi une belle collection qui est photographiée et postée en ligne sur leur site au moment de la rédaction de mon article, ce qui m’évite de parcourir les vingt kilomètres en fin de grossesse. Lors de la conférence, je montre un powerpoint d’images. La question des droits pour la publication des photographies se pose et nous décidons de valoriser dans l’article, les images sedanaises. Devant l’article papier sorti en 2013, je ressens une petite frustration puisqu’un article en ligne, avec des liens hypertextes, aurait eu une forme plus appropriée.

La recherche en bibliothèque me fait l’effet d’une grande marche à pied quand la recherche sur Internet serait prendre le TGV. Les liens entre les données, les connections, donnent une profusion immédiate, quand la recherche dans les livres demandent le temps du déplacement, de la recherche, de créer les liens entre des données glanées de nombreuses années auparavant. Le travail de Biblissima sur les bibliothèques virtuelles des abbayes me fait rêver pour la région d’une bibliothèque virtuelle des belles abbayes ardennaises.

Gallica et le catalogage en bibliothèque me donnent le goût du numérique et la conviction de l’importance de s’y mettre en bibliothèque. Tout cela prépare mon arrivée dans une bibliothèque au patrimoine numérisé et son site Internet me permet de concilier, médiation du patrimoine et travail en bibliothèque. Depuis trois ans, mon utilisation de twitter me permet une veille en ligne, de poser des questions de recherche, de trouver des réponses et de mettre les personnes en relation.

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