Karambolage

Camp_de_Thorée-les_Pins_(Dépôt_402)_(Département_de_la_Sarthe)
Camp de Thorée – wikimédia

Karambolage, comme la sympathique émission d’Arte

Mon mari est allemand et nos enfants ont des racines séparées de plusieurs milliers de kilomètres de Bordeaux à Nissa (Silésie-Pologne actuelle). Nous retrouvons nos grands-pères et arrières grands pères, prisonniers de guerre dans différents camps.

Nous avons contacté Die « Deutsche Dienstelle für die Benachrichtigung der nächsten Angehörigen von Gefallenen der ehermaligen deutschen Wehrmacht ». Ce service nous a répondu en 2016. Heinrich G, le grand père de mon mari était sous officier dans la Wehrmacht pendant la deuxième guerre mondiale. Il venait de Herbern en Westphalie.  Il a été arrêté le 31 août 1944 à Beauvais, envoyé au Mans dans le Camp 13, puis camp 22 à Thorée les pins, La Fléche, en mai 1945, camp 12 Saint Thégonnec, en juillet 45, Dépôt 222 Fort de Noisy, retour à Rennes puis en mars 1946, à Villeneuve puis en mai 1947 à Bretzenheim. Il est rentré chez lui, pour l’anniversaire de sa fille Maria, ma belle-mère.

Mon grand père paternel, Jean a été arrêté en octobre 1940 et a été envoyé quelques mois dans le Stalag VIIA à Moosburg et part en Allemagne en 1945 pour retrouver les œuvres pillées.

J’imagine souvent une rencontre entre Heinrich et Jean, les deux prisonniers, l’un conquérant en mai 40 et l’autre libérateur de 1945. Ils étaient déjà décédés à notre mariage et ne se sont probablement jamais croisés.