Challenge AZ 2017

Le Challenge AZ c’est fini, c’est le temps de bilans et des remerciements. Je glane chez Murmures d’ancêtres, la bonne idée du récapitulatif :

 

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Zéphyr

zéphyr
La Naissance de Vénus (Botticelli) – Wikimédia

Le zéphyr est un vent d’ouest quand cette fois-ci, j’ai beaucoup parlé de l’Est, la Comté et le Var mais aussi à l’Ouest un peu Bordeaux, Cuba, la Westphalie et l’Angleterre.

Voilà je me suis lancée dans le challenge AZ, je me suis occupée de ce blog et je l’ai nourrit en avançant dans ma généalogie. C’était déjà la 5e édition de ce challengeAZ et j’admire tous ces blogueurs généalogistes. Quelle pression ils se donnent d’écrire un billet quotidien pendant un mois. Je n’avais plus l’excuse de ne pas avoir de blog et puisque l’histoire de René s’essouffle sans avoir révélée tous ses mystères, il était temps d’ouvrir d’autres portes familiales, de dépasser mes peurs de me dévoiler ou d’être inintéressante.

Je lisais assez peu de blog de généalogie et j’en ai découvert plein tout au long de ce challenge, des blogs perso et des blogs de généalogistes pro ou de services d’archives, comme ceux des Archives Orléans ou des archives Pontivy, qui ont déjà fait aussi une très belle Museumweek et la revue de presse de magenea. J’ai appris du vocabulaire comme implexe, j’ai aimé les rencontres improbables de Briqueloup ou la fessée pour François, j’ai découvert une autre westphalienne, j’ai tweeté et je me suis amusée.

Merci à tous !

 

 

 

Yawl

yawl
Yawl. wikimédia

Dans la famille, nous ne faisons pas spécialement de voile d’agrément mais la mer est un élément qui compte et la famille Arden, anglaise a la mer dans le sang.

J’ai évoqué pendant le challenge AZ, l’invincible Armada et la famille Arden. Justement, mon grand père a raconté dans ses mémoires cette anecdote à propos de son grand père, Frédéric Arden (1849-1925), capitaine de vaisseau : « C’est ainsi que tout jeune, nous savions qu’en cas d’incendie, il fallait fermer portes et fenêtres, tandis qu’au cours d’explosion, il fallait tout ouvrir. Lors de l’explosion du cuirassé ‘la Liberté‘ en 1911 en rade de Toulon, voyant l’incendie et prévoyant l’explosion, il fit tout ouvrir dans sa maison. Une porte intérieure resta fermée par inadvertance. L’onde de choc fut telle que la cloison de cette porte fut en partie démolie. »

 

J’aime cette histoire d’explosion qui me semble si métaphorique…

Xavier

xavier
Naissance de Victor Hugo – BM Besançon

Xavier, c’est le prénom qui représente la mortalité infantile et des jeunes adultes. C’est la souffrance de mes grands-parents, leur silence, leur drame.

Il y a bien sûr tous les morts de la grande guerre mais aussi :

  • César Aristide Bernard (1842-1863), le frère d’Albert,
  • Les frères et sœurs de René et André : Madeleine, Amélie, Henri…
  • Les enfants de Delphine et d’Elisabeth
  • Louise Thérèse Chauchard (1762-1763), la fille de Marguerite
  • Victor Joseph Chauchard (1798-1800), le fils de Victoire

Et puis toutes les fausses couches, tous les enfants morts nés, qui peut-être ne sont pas consignés dans les registres.  Ce sont des histoires d’allaitement, de mise en nourrice, de suralimentation des nourrissons au début du 20e siècle, de maladie, de dysenterie. L’infini tristesse de la mortalité infantile.

Temps

Le Praxinoscope fait aussi parti des mes objets souvenirs.

Probablement mon goût pour la généalogie familiale dès l’enfance a orienté ma formation en histoire et aujourd’hui mon métier de bibliothécaire et la valorisation du patrimoine. Parfois, je me dis que ces petites anecdotes sont amusantes et savoureuses, mais l’humeur fait que c’est parfois plus douloureux, plus difficile à écrire. Et il faut avoir le temps, le temps d’écrire son challenge AZ, le temps des recherches, le soir quand la famille est couchée, le temps de lire les pattes de mouches, de déchiffrer, le temps de participer au travail de retranscription d’une aventure comme 1J1P. Je ne l’ai pas pris. Le temps de lire les journaux qui ne sont pas océrisés. Béni soit Gallica !

Le temps c’est le temps perdu, à chercher sans rien trouver d’intéressant, à feuilleter des actes qui n’apportent aucunes réponses à nos questions, à chercher dans Gallica sans rien trouver cette fois là. A démêler les Michel, des Martin, des Bernard.

Nos pratiques ont changé de la salle de lecture, où il fallait tourner les pages de registres ou les molettes des lecteurs de microfilms, de microfiches, à chez nous sur son ordinateur. Nous sommes passés du goût de l’archive d’Arlette Farge au goût de l’archive numérique.

Souvenirs

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Sources du Lison – Est FC 86 – BM Besançon

Je suis fascinée depuis toujours par le récit autour des objets rapportés des voyages, les portraits, les cartes postales, les albums photos. Des traces que l’on garde, visage sur une photo, collier d’une grand mère, lettre avec son écriture, extrait de ses pensées. Que laisserons-nous ? A Noël nous sortons les santons, la tradition familiale de la crèche provencale perdure et je redécouvre ici la crèche comtoise.

Albert Bernard (1844-1916) l’arrière grand père de ma grand mère est venu prendre les eaux à Salins les Bains. Il en a rapporté un des guides alphabétiques. Ce guide indique « On traite à Salins chez les adultes les maladies qu’on trouve chez les enfants : les anémies, les manifestations de la tuberculose locale, la lymphadénie, le rhumatisme chronique, l’obésité et le diabète à la période d’asthénie. »

Quelle était sa pathologie ?

Ps : Les sources du Lison illustrent cet article. Elles sont indiquées dans le Guide de Salins-du-Jura pour une excursion. Source, un mot aimé des généalogistes et que l’on retrouve souvent dans le challenge AZ.

Révolution

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Hopital de Besançon – AM Besançon – DD45

Les registres révolutionnaires semblent moins bien tenus, l’écriture est plus brouillon, il y a moins de détails, l’orthographe est parfois approximatif. On trouve dans les AM de Besançon, l’acte de décès de GAUCHARD Antoine en l’An V, le 25/05/1797, E 29, F° 38. Il décède à l’hôpital égalité de fièvre putride. On sait juste qu’il est né à Besançon et ses parents ne sont pas nommés. Il n’y a pas de naissance d’enfant Gauchard à Besançon au XVIIIe siècle…

Est-ce Pierre Antoine Ignace Chauchard né en 1761, fils de Marguerite Bourgeois et de Pierre Chauchard ?

Quand sa mère encore vivante a t’elle été prévenue du décès avec cette erreur ? Si il s’agit bien de son fils, elle n’est pas même mentionnée dans l’acte. J’imagine les années troubles, années de doutes, d’attente et de chagrin qu’ont pu être la Révolution pour les familles.

Ps : j’avais pensé un temps, intituler cet article rhapsodie et évoquer la famille de pianiste Baume/ Cicéron à Toulon au 19e siècle. Cela aurait été plus gai et serait bien tombé en ce 21 juin.